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mercredi 24 février 2010

vent d'orient


Le vent se lève au-dessus de la terre brune.
Portant les morts et les mots qui viennent
d'une autre langue dans sa poussière
Brule mon visage, assèche mes lèvres,
et rend mes phrases à leur enfance.
Sculpte ton corps de pierre
précieuse musique qui fait
danser ton silence.
* * *

Coule l'encre noire entre tes cuisses
et trace ma perte
réécrit l'histoire des merles
avant leur nouveau plumage.
Et juste avant de disparaitre
dans le sol devançant les alertes
Il reflète pour un un moment
les grosses larmes des nuages
* * *

Le vent se lève et passe le temps
devant mes yeux et des fantômes
d'oiseaux dans les cages
Devant moi le temps qui
m'observe d'un regard gris
promet une mer
et quelques paysages...
Après la pluie

M Rothco, No. 61, 1953

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