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mercredi 24 février 2010

Diptyque rêvé


J’esquive en courant la tête baissée
Des échardes de ma bienaimée que j’évite en sautant les marques.
Quelques unes m’atteignent tout de même
en passant – furtives choses de nuit –
des cheveux
un manteau
Me téléphone du passé une voix
« Un jour, elles se vengeront de toi ! »
Fulgurante photo
qui me subtilise à moi-même
et dans ma course dérobe la terre à mes pieds
Dans le puits profond
Jette les débris restants.
* * *
Labyrinthes de la contrée prophétique
Incartades sur les murs accompagnent les flâneurs
Leur signalent la demeure de la fausse déesse
A l’abîme du passage.
Au-delà de l’effort, il faut la paresse
Pour y parvenir
Et échapper à l’échalassage.

Marie Warscotte, Station de la Passion II, 2005

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