J’esquive en courant la tête baissée
Des échardes de ma bienaimée que j’évite en sautant les marques.
Quelques unes m’atteignent tout de même
en passant – furtives choses de nuit –
des cheveux
un manteau
Me téléphone du passé une voix
« Un jour, elles se vengeront de toi ! »
Fulgurante photo
qui me subtilise à moi-même
et dans ma course dérobe la terre à mes pieds
Dans le puits profond
Jette les débris restants.
* * *
Labyrinthes de la contrée prophétique
Incartades sur les murs accompagnent les flâneurs
Leur signalent la demeure de la fausse déesse
A l’abîme du passage.
Au-delà de l’effort, il faut la paresse
Pour y parvenir
Et échapper à l’échalassage.

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