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mercredi 24 février 2010

Spectateur


Je regarde à travers la brisure du carreau
Le vert de la terre, se peignant au vent.
Des corps indistincts, des dieux qui jouent aux tarots
Après la fuite du destin derrière les brumes du levant.


<................> Mais cassé, le verre se fait œil…
<................>Ou regard aveugle.
<................>Tranchant qui marque le talon
<................>des marcheurs arrivés au seuil ;
<................> déjà changeant d’angle
<................> de leur aveuglement.


<..................................> Un œil de loups hurle
<..................................> Au crépuscule
<..................................> les noms des choses.
<..................................> Les décloue
<..................................> de leur raison morose.
<..................................> Et annonce quelque folie…
<..................................> Avance et recule,
<..................................> Cherche la source de la joie
<..................................> avant qu’elle ne se dépose.

Pablo Picasso, Les ménines (d'après l'œuvre de Velázquez), 1957

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