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mercredi 24 février 2010

Traversée


Coupant le fleuve les visiteurs se réveillent,
regardent depuis leur suspens le cours des choses.
S’étirent pour rejoindre les deux rives
Mais ne le pouvant se recroquevillent au fond de l’appareil.
Et crient !
« À quand la fin de cette histoire
qui dure depuis un éternel déjà,
et machine destruction passive ? »
Le reflet de lune rit jusqu’aux grimaces,
D’une voix massive,
Prononce quelques éclats
qui résistent aux hordes du jour.
Flottent là…
Empêchant qu’un récit ne tienne
Ou qu’un messie n’arrive.
Dormez toujours !
Mais dans votre sommeil,
que les coups viennent ;
tissez une révolution
et riez face à l’amour,
avant que son sifflet ne vous perce l’oreille.
Et annonce le retour.

Rothko, sans titre (noir sur orange), 1950

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