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mercredi 24 février 2010

Variations sur les pas des voyageurs


Variation I

Au regard d’azur qui s’élance
Et appelle de son cri l’aigle voyageur.
L’autre lève sa tête voilée
Et écoute les battements des ailes et
Le souffle de la lance.

A l’ouest, les fissures du ciel éclairent
Le monde et le visage de la terre.
Montrent des chemins aux solitaires égarés.
Le saint blanc demeure accueillant,
Aux larmes des veuves, des vierges, et des mères
En lait les transforme pour les amants séparés

Ô brisure de voix et chaleur de l’âme
D’or est ton retour, et joies sur les plaines du pays.
Les buttes verdoient à ton passage
Et s’illumine de rouge le halo de l’essence.
Le masque du mort sourit devant l’éclat de
Ta lame
Il a faillit perdre son âge
Trahir ton présage

Variation II

Doucement s’approche le voyageur de la ville
Ailée.
Sur le chemin d’ambre il marque les signes
De son hésitation
Et écoute déjà les rires des enfants au cimetière
Ornementation
Gravée sur les portails. Des jeunes filles tenant
Des bols de lait
De sa blancheur rappelle ton visage
Et les lamentations
Emanant des vertes coupoles font apparaitre
Les hommes du pays appelés
La ville se lève accueillante et s’incline
Soumise à l’étrangère
Lui offre habitation

Variation III

Le train s’élance argenté quittant la ville
De mercure
A son passage sifflotant arbres et fleurs
S’inclinent.
Saluant la migrante
Qui repart vers son doux
Azur
Dorés les cheveux de l’enfant qui chante toujours
En ton cœur
Illuminent les témoins des tombes,
Et l’écrit sur les murs.
Offrent aux solitaires des fils de lumière
Des filles qui tiennent des bougies
A leurs pieds
Tombent
Les figures
Attendent leur transformation future
Cézanne, Route de Pontoise

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