Vois, des soleils se couchent sans cesse,
l'ère des ombres s'allonge sur terre
et les paroles se métallisent, sonnent
et s’apprêtent à se taire, dans une lourde paresse
Vois ! Veux-tu ?
Ces vers charognards qui bouffent les langues mortes
ils fêtent la dernière messe d'un dieu
quittant la demeure et s'envolant
en bulle planétaire
Vois !
Tu vois toujours ?
On compte sur l'autre pour nous faire croître
et nous ouvrir un horizon, à compter encore...
Mais vois-tu, les nombres ne suffisent plus
pour que le ciel se redresse ;
ou qu'enfante une mère...
Vois !
Tu n'auras que tes yeux pour pleurer
C.D. Friedrich, Paysage nocturne avec deux hommes
mardi 7 février 2012
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