(à la mémoire de Moustafa Safouan)
nuage
vient pour abstraire
vient pour dénuder
vient pour
qui ?
et je parle comme parlent les sauterelles
en théorie
o..... e.......l.......s.......e..... t..... e
n..... i...... a...... a...... n...... u......n
....... c...... ....... b..... ....... a........
....... s...... l....... ....... h...... h......b
....... ....... a...... e......a...... ....... a
....... ....... n...... d......u...... e......s
....... ....... g...... ....... t...... d.......
....... ....... u...............................
....... ....... e..............................
des plans des cadres et des nymphes rasant la surface des lettres
laissent une encre qui flotte
et j’écris comme écrivent les sauterelles
en défoliant
on dégage un espace pour l’arrivée des images
on chauffe les peaux pour les battre
et donner le son
aux rythmes des pages qui s’exterminent
des troupes arrivent encore
affamées et orgiaques
et je chante comme chantent les sauterelles
en élytres
les futurs surgiront de la terre
larves aveugles
mais
en
sûr
devenir
et je vis comme vivent les sauterelles
en mue
quelques unes donnent abdomen et thorax
on construit des ponts
on traverse sur leur fin
la reportant au monde
des bonds
de l’apocalypse
et je meurs comme meurent les sauterelles
en infini
mouvements
réflexes
et ça sèche
avant de se disperser
en nuage après la pluie
Schwarm Wanderheuschrecke, 1884
mercredi 26 janvier 2011
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire